Les policières anglaises, norvégiennes et suédoises mettent le voile !

Publié le par Comité 1905 Draguignan

Au Royaume-Uni, pour faire face au nombre considérable de femmes voilées aspirant à devenir policières, la police de Leicester n’a trouvé rien de mieux que d’accepter le voile islamique dans ses rangs. Désormais, la policière portera le hidjab, surmonté ou non du chapeau traditionnel.

Et comme les mauvaises idées ont le don de faire aussitôt des émules, la police de Thames Valley (une des plus importantes forces de police du pays), et la Metropolitan police (police responsable du Grand Londres), ont adopté la même démarche.

Pire : la Norvège a suivi !

Un verrou saute, puis un autre, puis un troisième, et le barrage cède !

Nous sommes donc sous l’eau, et plus profondément encore que nous ne le pensons – comme en témoignent les explications respectives données, à ce sujet, par les responsables anglais et norvégien.

Ainsi, le député John Feavyour déclare : « Nous voulons clairement que des gens de tous milieux rejoignent les forces de police, et le fait que nous proposons le hidjab en est une preuve. C’est une extension de l’uniforme qui indiquera aux gens qu’ils sont les bienvenus. Il est très important pour nous que la force de police soit un reflet de la communauté au service de laquelle elle est ».

 

Quant à la directrice de la police norvégienne, Ingelin Killengreen, elle estime que « la nécessité de pouvoir recruter largement et de façonner une police qui reflète toutes les couches de la société, indépendamment des convictions et de l’ethnicité, doit prévaloir sur l’exigence de neutralité de l’uniforme ».

Et voilà la dhimmitude ! Et voilà la lâcheté ! Et voilà la déraison !

Dhimmitude et lâcheté parce que le fond de ces deux explications fait allégeance à l’islam par peur de l’islam.

Monsieur Feavyour ne « propose » pas le hidjab : il le subit, par la loi du nombre : un flocon, puis cent, puis dix mille : que faire ? Les différents responsables anglais n’ont-ils pas voulu cette avalanche-là ? Et comme la dhimmitude est un affaissement de la raison, la déraison tient le haut du parler de Monsieur Feavyour, surtout lorsqu’il précise que le hidjab est « une extension de l’uniforme ». Vraiment ?

Un uniforme n’a, par définition, qu’une forme, identique pour toute personne d’une même unité ou d’un même groupe. En conséquence, ou bien l’extension modifie l’uniforme, et l’uniforme n’est plus ce qu’il était dans sa signification première : quelle est donc sa signification seconde ? Ou bien le nouvel uniforme doit valoir pour tous les agents de police, y compris les hommes ! Aurons-nous ce plaisir ?

Quant à prétendre que la force de police doit être « un reflet de la communauté au service de laquelle elle est », c’est on ne peut plus irresponsable, car la police n’a pas pour vocation d’être au service d’une communauté, mais au service des citoyens – quelle que soit leur communauté d’origine.

Madame Ingelin Killengreen commet la même erreur lorsqu’elle s’appuie sur la prétendue nécessité de « façonner une police qui reflète toutes les couches de la société », comme si la police ne devait pas, au contraire, transcender ces considérations par devoir d’impartialité et d’universalité – qu’aucune communauté, précisément, ne saurait incarner, puisque l’esprit communautaire communautarise ! N’est-ce pas, d’ailleurs, ce devoir d’impartialité et d’universalité qui justifie la neutralité de l’uniforme ? Comment madame Ingelin Killengreen ne le comprend-elle point ? Mais peut-être ne comprend-elle pas grand-chose en ce domaine, car lorsqu’on entend de sa bouche que l’élargissement du recrutement policier est motivé par la volonté de traduire la réalité de la nouvelle société norvégienne – désormais multi-culturelle et multi-ethnique – et qu’en introduisant le port du voile, on y contribue « indépendamment des convictions et de l’ethnicité », on touche au comble de la déraison !

Pourtant, la vérité est simple : faute d’avoir le courage d’adapter l’islam à la société anglaise et norvégienne, les responsables anglais et norvégiens préfèrent adapter leur société respective à l’islam ! C’est exactement ce que font les Suédois, qui, eux aussi, autorisent le port de coiffes religieuses pour les fonctionnaires de police !

Mais qu’est-ce donc qu’un fonctionnaire de police dont l’uniforme s’accompagne d’un foulard religieux, sinon un religieux faisant office de fonctionnaire de police ? Une policière qui tient à porter le voile ne marque-t-elle pas son opposition à l’esprit des lois autochtones qu’elle doit faire appliquer ? Qui ne sait qu’un musulman attaché à sa religion au point d’en manifester les exigences en terre non islamique affiche sciemment son refus du pays d’accueil ? Partant, comment se peut-il qu’en Europe une religion s’arroge le droit de représenter l’organisation rationnelle de l’ordre public ? Voulons-nous importer les brigades de la vertu qui sévissent en Iran ?

 

Quelle Europe voulons-nous ? Celle où l’on condamne la député autrichienne Suzanne Winter à 3 mois de prison avec sursis et à 24000 euros d’amende (sic !) pour avoir dit que Mahomet passa contrat de mariage avec Aïcha lorsqu’elle avait six ans, et consomma ledit mariage lorsqu’elle atteignit sa neuvième année ? Celle où, à Rome, des musulmans prient ostensiblement devant le Colisée pour protester contre l’offensive israélienne dans la bande de Gaza, comme ils l’avaient fait, trois semaines plus tôt, à Milan, sur la place du Dôme ? Celle où l’on trouve toujours quelque naïf – comme l’archevêque de Milan, Dionigi Tettamanzi – pour justifier ce type de provocation au nom du caractère « inaliénable » de la prière ? Celle où le parlementaire néerlandais Geert Wilders risque de « tomber » pour délit de liberté d’expression ? Celle qui accepte l’implantation de banques et de tribunaux islamiques ? Celle de l’ancien Premier Ministre britannique Tony Blair, qui voit dans Mahomet « une énorme force civilisatrice » ? Bref, celle de l’agenouillement ?

Et dire que nous risquons d’emboîter la génuflexion de nos partenaires européens, encouragés que nous sommes par tous les inconditionnels du respect communautaire et de son corollaire, le respect des cultures ! Mais dites-moi : quelle autorité le musulman accordera-t-il aux policiers « femmes » ? Faudra-t-il deux policières pour verbaliser un contrevenant ? Les cambrioleurs auront-ils quartier libre aux heures de prière ?

Maurice Vidal

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