Européistes et islamistes : une même volonté d’imposer leur dogme à des peuples qui n’en veulent pas

Publié le par Comité 1905 Draguignan

mardi 17 juin 2008

 

Les européistes ne nous déçoivent jamais. Il leur aura fallu à peine 24 heures pour que, sans craindre le ridicule, ils envisagent de faire revoter ces crétins d’Irlandais, qui, bien évidemment, n’ont rien compris. C’est ce qu’exprime le « socialiste » Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d’Etat aux affaires européennes : « Il faut que le processus de ratification aille à son terme et laisser le temps de la réflexion aux Irlandais, savoir si moyennant quelques médiations, ils peuvent revoter. Il n’y a pas d’autre solution ».

T’as raison, Jean-Pierre : qu’ils revotent jusqu’à ce que « oui s’ensuive », ou bien qu’ils fassent voter leur Parlement, c’est plus sûr !

Moins stupide sur la forme, bien que d’accord sur le fond, Sarkozy retrouve des accents de campagne électorale : « Le non est une réalité politique, on doit l’accepter. Ce n’est pas un hasard. Beaucoup d’Européens ne comprennent pas comment on construit l’Europe en ce moment. Je pense à une politique européenne de l’immigration, je pense à une réponse européenne à l’augmentation du prix du pétrole. Nous devons être plus efficace au service de la vie quotidienne des Européens ».

T’as raison, Nicolas ! Mais, au fait, comment s’appelle le président de la République qui a ratifié le Traité de Lisbonne en contournant la réalité politique du « non » de son pays ? Comment s’appelle le président de la République qui a félicité Attali (qui propose un appel massif à l’immigration en France et dans toute l’Europe), et quelle est la réponse de Bruxelles à la France, quand la France propose de baisser la TVA sur les carburants ?

L’éditorialiste du Figaro, Pierre Rousselin, se lâche dans son édito du 14 juin : "Heureusement, l’Irlande est le seul pays dont la Constitution l’oblige à soumettre tout traité au vote populaire…"

T’as raison, Pierre, les électeurs irlandais sont aussi irresponsables que les Français et les Hollandais, heureusement qu’on a des députés qui représentent aussi fidèlement leurs électeurs !

Egale à elle-même, l’ineffable Elisabeth Guigou, parachutée dans le 93, exprime son profond respect du suffrage universel : « L’Irlande est passée en termes de niveau de vie de l’Albanie au Luxembourg, grâce à l’argent débloquée par l’Europe. Il y a de quoi s’interroger sur les égoïsmes ».

T’as raison, Elisabeth : ces crétins d’Irlandais seront ravis d’apprendre qu’ils étaient au niveau de l’Albanie, avec les bières et le rugby en plus. Mais, au fait, comment s’appelle cette élue socialiste qui nous avait promis, en 2005, d’abandonner la politique si le « non » l’emportait ?

Martine Aubry, nouvelle coqueluche des médias, a trouvé, quant à elle, cette phrase forte : « Je préfère une Europe qui avance, même à petits pas, à une Europe qui stagne ».

T’as raison, Martine ! Moi je préfère être riche et en bonne santé que pauvre et malade, et je n’ai pas oublié que tu m’as traité de xénophobe parce que je parlais du plombier polonais, pour montrer que l’Europe libérale voulait casser le droit du travail en France.

Quant à Ségolène Royal, elle a tout compris, et retrouve des accents de gauche : « Le non fait perdre beaucoup de crédibilité à Nicolas Sarkozy sur la scène européenne ».

T’as raison, Ségolène ! Mais, au fait, quelle est la candidate socialiste qui, aux dernières élections présidentielles, nous avait promis un référendum sur le futur Traité de Lisbonne, et dont les amis ont aidé l’UMP à contourner le peuple, pour faire adopter ledit Traité ?

Pendant ce temps, ils travaillent dur, les technocrates de Bruxelles ! Leur dernière ? Ils viennent de lancer, depuis Zagreb, une nouvelle campagne « Lève la main contre la fessée » (1). L’initiative s’appuie sur un mouvement international porté par l’Unicef et l’Unesco pour abolir les châtiments corporels contre les enfants d’ici 2009. Récemment, les Pays-Bas, la Grèce, le Portugal et l’Espagne ont réformé leur législature dans ce sens, et dix-huit pays européens ont imposé l’interdiction complète des ces « violences ».

On est sauvé ! Déjà à l’école, les professeurs ne peuvent plus donner une tape à un gamin qui les insulte. Dorénavant, les parents qui chercheront encore à fixer des interdits à leurs enfants se retrouveront au commissariat ! Bayrou, qui avait giflé un gamin lui faisant les poches - méthode fasciste, selon l’inévitable Cohn-Bendit - aurait dû faire de la prison !

Notre amie Christine Tasin, avec sa gouaille inimitable, demande dans ce numéro l’annulation de son mariage forcé avec l’Union européenne. Ceux qui estiment que la seule solution est la sortie d’une Europe libérale autiste et non redressable ont des arguments encore plus forts pour réussir cette annulation (2).

Avec un registre complémentaire, les islamistes ont la même constance que les eurocrates de Bruxelles. Les peuples refusent la conception libérale anglo-saxonne qu’on veut leur imposer, comme ils refusent l’islamisation et la communautarisation de la société que les fous d’Allah veulent nous faire subir. En France, il faut reconnaître à ces derniers une imagination et une pugnacité sans limite dans leur harcèlement quotidien contre la laïcité.

Après la piscine municipale à créneaux horaires pour femmes voilées (Lille), après l’offensive du voile à l’école, où il a fallu attendre quinze ans pour qu’une loi mette fin à tout signe religieux ostensible dans l’enceinte scolaire, après la demande de nourriture halal dans les cantines municipales, après l’imposition d’un enterrement musulman pour un athée lillois, Amar Bergham, sur insistance de la mosquée de Lille Sud, après le scandaleux procès de Fanny Truchelut, après la salle de prière musulmane dans la résidence du CROUS à Antony, après la multiplication de burkas dans les rues françaises, après l’annulation d’un mariage pour non-virginité de l’épouse par le Tribunal de Lille, on se disait qu’il faudrait quand même un mois ou deux avant qu’ils ne nous en sortent une autre !

Il a juste fallu une semaine pour apprendre qu’un musulman (qui avait interdit qu’un médecin homme aidât à l’accouchement de sa femme) ait osé porter plainte contre l’hôpital, et exiger de surcroît 100.000 euros de dommages et intérêts au motif que l’enfant avait subi un handicap suite à l’intervention trop tardive de l’obstétricien ! Finalement, le plaignant a été condamné à 1000 euros d’amende. Conclusion : nous sommes dans un pays où mieux vaut chercher à imposer la charia dans un hôpital en terrorisant le personnel médical, que de demander à une femme de retirer son voile dans les parties communes d’un gîte. D’un côté, pas de peine de prison, même quand on a l’indécence de réclamer 100.000 euros à un hôpital public, de l’autre, 4 mois de prison, même avec sursis, et une amende 8,5 fois plus élevée !

Mais il nous a suffi d’attendre quelques jours de plus pour trouver encore mieux. Vous lirez dans ce numéro tout un dossier sur le scandale de Vigneux. Le maire UMP, Serge Poinsot, met un gymnase municipal à disposition pour un tournoi de basket féminin inter-mosquées, dont l’entrée sera interdite aux hommes, le dimanche 29 juin. Cerise sur le gâteau : cette journée sera organisée au bénéfice du Comité de Bienfaisance et de Secours Palestinien (CBSP) qui est connu pour récolter des fonds destinés au Hamas (3).

Et pour finir, nous apprenons avec horreur que notre ami Mohamed Sifaoui, qui ne dispose plus de protection policière, s’est fait agresser en plein jour, dans les rues de Paris, par un islamiste et ses complices. (4)

Finalement, européistes et islamistes se ressemblent. Ils méprisent également les peuples, et pensent avoir le droit de faire leur bonheur contre eux. Ils ont la même conception totalitaire du monde. Pour les uns, c’est le dieu marché ; pour les autres, c’est le dieu Allah, et malheur aux hérétiques qui auraient l’idée de blasphémer ! Ils bénéficient tous deux de l’appui de l’église catholique, ravie que cette offensive de l’islam lui permette de tirer les marrons du feu. D’ailleurs, ces gens-là se voient régulièrement, puisque la Commission des Episcopats européens (Comece) organise régulièrement un lobbying auprès de l’Union européenne, pour imposer le retour du religieux dans le politique, comme le Traité de Lisbonne le permettait. Le prochain séminaire aura lieu le 3 juillet de 15h à 17h au Parlement européen sur le thème : « Europe chrétienne et Islam en Europe ».

Quand donnerons-nous un bon coup de pied aux fesses à tout cela, avant que l’Union européenne ne nous l’interdise ?

Publié dans Politique et société

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