École juive: un an d'existence et déjà de nouvelles classes

Publié le par Comité 1905 Draguignan

Publié le samedi 25 avril 2009 dans le journal « La Provence »

Ouverte depuis septembre 2008,

la structure prévoit de s'agrandir

C'est l'heure de la leçon pour les élèves du cours de CE1. Les petits garçons assidus s'appliquent au travail d'écriture. Aix-en-Provence est une ville cosmopolite. Et avec pas moins de 500 familles, la communauté juive compte parmi les plus actives. D'autant que ce nombre ne cesse d'augmenter avec l'arrivée de foyers anglais et américains. Pas étonnant, donc, que la ville se soit dotée d'une école dédiée. C'est ainsi que, depuis la rentrée 2008, 27 enfants peuvent fréquenter l'établissement. Avant ça, seul un "Gan Rivka" était implanté à Aix, c'est-à-dire un jardin d'enfants accueillant les élèves des classes maternelles. Les ménages étaient donc souvent contraints de quitter Aix pour Marseille afin de scolariser leurs enfants dans le respect des racines hébraïques.

Aujourd'hui, ils sont accueillis dans une "école de la République!", insiste la directrice de l'établissement, Lédicia Guigui. Cette inspectrice de l'Éducation nationale a l'entière responsabilité pédagogique des élèves. Et elle est fière d'enseigner dans la première école juive trilingue (français, anglais, hébreu) de France, labellisée "Alliance israélite universelle". Bien sûr, la culture religieuse est indéniablement présente, avec un programme scolaire tourné vers les autres. "Vivre ensemble, s'ouvrir à la culture et aux arts dans le respect des valeurs de la Thora et des valeurs universelles de tout citoyen français." Le programme n'a pas pour but de singulariser les enfants juifs, au contraire. "Les élèves peuvent ensuite aller dans n'importe quelle école, explique Lédicia Guigui. Il est conforme aux nouveaux programmes du ministère de l'Éducation nationale." Concernant la pratique religieuse, "le sens prime avant le geste, les enseignantes insistent bien sur la compréhension et la prise de conscience. Chaque famille est ensuite libre de vivre sa religion comme elle l'entend." L'identité de l'école juive d'Aix-en-Provence (Ejap) repose sur des "passerelles s'articulant autour de valeurs et notions juives, mais aussi des arts qui se déclinent autrement en français, histoire, géographie ou mathématiques..." Forte de son succès, l'école ouvrira à la rentrée prochaine de nouvelles classes, couvrant tout le cursus de la primaire. Les inscriptions se prennent dès à présent. Et une quinzaine de nouveaux écoliers ont déjà réservé leur banc.

                                               Celia Petroni

 

Cet article nous a été communiqué par lOLPA (Observatoire de la Laïcité du Pays dAix), organisme qui a guidé  nos premiers pas en tant que collectif pour la Laïcité. Nous le portons à votre connaissance parce que il illustre louverture dune brèche énorme dans la Laïcité française. En effet, après lépisode du lycée musulman de Décines, dans la région lyonnaise, en août 2006, qui a vu le recteur Morvan être renvoyé de son poste pour avoir cherché à empêcher cette  ouverture, voici un nouvel exemple de lopération Main Basse sur lEcole Publique. Et ce, sous le titre « école de la République » menée par une inspectrice de léducation Nationale !

Il ne reste plus quà étendre le Concordat à la France entière pour que le Service de lEducation Nationale revienne au temps de Napoléon 1er et que soit balayée la loi de 1905. Loi qui a mis fin (sauf en Alsace et dans les territoires doutre mer) à la prise en charge par le budget de lEtat des salaires des prélats, rabbins, pasteurs et autres

imams !

LOLPA a saisi, par courrier, le journal La Provence, son rédacteur en chef et la journaliste ainsi que la directrice de lécole juive à propos de lappellation «école de la République.»

En effet, lécole de la République est lécole de tous, ouverte à tous. Il y a donc dans ce qualificatif un contre sens abusif par rapport au côté restrictif de cette école. Comment se déclarer école dans le respect des valeurs de la Thora et dans les valeurs universelles de tout citoyen français ? Quen est-il du financement ? Comment une inspectrice de lEducation Nationale peut-elle diriger un tel  établissement ? Autant de questions qui illustrent le malaise grandissant que doivent ressentir les personnes attachées à lécole de la République.

Ecole quun dessin humoristique de Pancho, dans le journal « le Monde » en août 2006 illustrait parfaitement, en accompagnement du dossier concernant le lycée musulman de Lyon.  Vers quelle France allons-nous ?

 

TRADITION

Un prince français Jean dOrléans, duc de Vendôme, se marie ce samedi 2 mai. Le fils du comte de Paris veut inventer une nouvelle façon de servir son pays.

Cet article, paru dans le Figaro Magazine de ce samedi 2 mai, annonce le mariage de Jean dOrléans en ces termes : « Après laccueil par Mgr Jean-Paul James, évêque de Beauvais, la messe de mariage sera célébrée par Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, le consentement des époux étant reçu par Mgr Philippe Brizard, directeur de lœuvre dOrient. Des prélats « proches par le cœur et par lesprit » explique Jean dOrléans.

Un peu plus loin dans larticle, on peut lire « Les quelques centaines dinvités officiels gagneront lhippodrome du Château de Chantilly, à une dizaine de kilomètres. Les parents, amis et alliés des mariés y côtoieront des personnalités la société civile: on croisera donc les princes de Belgique, du Luxembourg, dEspagne, de Bragance, du Wurtemberg ou de Habsbourg, comme des ambassadeurs ou des industriels venus de toute lEurope, mais aussi Bernadette Chirac, Rachida Dati, Jean-Jacques Aillagon, Ernest Antoine Seillière ou Alain Decaux »

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