La loi du 15 mars 2004 contestée par ceux qui veulent islamiser la France

Publié le par Comité 1905 Draguignan

lundi 16 mars 2009, par Maurice Vidal


15 mars 2009 : une fois encore, manifestation, au cœur de la capitale, contre la loi du 15 mars 2004 interdisant le port de signes religieux en milieu scolaire !

Qui, en l’occurrence, organise cette manifestation ? Le Mouvement Citoyen pour la Diversité (MCD), instance musulmane appelant au « vivre ensemble, tout simplement », et animée par l’indéfectible refus de la loi du 15 mars 2004, comme le montrent les slogans « Mon foulard... Ma liberté », « Touche pas à mon foulard », ou encore la question-réponse suivante : « Cette loi, vous vous y êtes déjà résigné ? Nous, jamais ! ». D’où l’Appel adressé « au Président Nicolas Sarkozy, au Premier ministre, aux ministres du gouvernement, aux membres du Sénat et de l’Assemblée nationale pour l’abrogation de la loi du 15 mars 2004 contre le foulard, loi discriminatoire et liberticide ».

 

Mais cette grogne n’est pas nouvelle : le Parti des Musulmans de France a déjà orchestré pareille manifestation, et d’autres formations, collectifs ou associations d’obédience musulmane feront de même !

Ne sont pas nouvelles non plus les raisons invoquées – que l’on devine au vu de ce qui précède : les opposants à la loi du 15 mars 2004 la perçoivent toujours comme une ségrégation institutionnalisée « à l’encontre de jeunes collégiennes et lycéennes de confession musulmane », « une tâche noire sur le tableau blanc de l’émancipation », une marque incontestable de « racisme », voire « une déclaration de guerre (...) contre l’Islam et les Musulmans » ! Il s’agit donc de dénoncer « cette loi misérabiliste, scélérate et mesquine » née d’une « laïcité dévoyée », et de rétablir en conséquence « l’égalité devant l’accession à l’éducation » ! Voilà pourquoi le Mouvement Citoyen pour la Diversité demande sa suppression « pure et simple ».

Ne sont même pas nouveaux les truismes sur lesquels reposent ces revendications typiquement islamisantes !

Mais ce sont justement ces truismes qu’il faudrait méditer : jamais cette journée n’aurait vu le jour le 15 mars 1989, puisque le voile n’existait pas en France – ce qui devrait nous faire réfléchir sur les raisons de son arrivée, comme sur l’arrivée de ces mêmes raisons ; jamais les contestataires de la loi du 15 mars 2004 ne parlent des autres « signes religieux », ce qui montre qu’une loi française ne peut, à leurs yeux, valoir qu’en fonction de l’islam ; jamais ils n’admettront la laïcité, car pour eux tout est religieux, à commencer par l’espace et les personnes qui l’occupent ; jamais ils ne renonceront à leurs valeurs, car ces dernières éclairent leur quotidien jusque dans l’au-delà ; JAMAIS ILS NE RENONCERONT, CAR ILS SONT CONVAINCUS QUE DIEU EST AVEC EUX !

Et c’est ce Dieu de conviction qui leur donnent force et lucidité : force parce qu’ils ne doutent nullement du bien-fondé de leur requête ; force encore parce qu’ils n’ignorent pas qu’ils seront plus nombreux demain ; lucidité parce qu’ils connaissent les faiblesses d’une France qui n’ose plus rien dire face à l’islam ; lucidité encore parce qu’ils savent que leur lutte est relayée dans toute l’Europe par d’incessantes demandes d’« accommodements raisonnables » invariablement satisfaites !

Pour les partisans du voile, aucune objection ne saurait prévaloir : même la loi du 9 décembre 1905 est anti-musulmane, alors qu’elle ne visait que l’Eglise ! C’est donc perdre son temps que d’expliquer la séparation du politique et du religieux à ceux qui ne pensent et ne vivent que par le tout-religieux ! Car c’est ce tout-religieux qu’entendent imposer à la France ceux qui se disent pour l’« émancipation » et la « diversité » ! Leur but est clair : LA FRANCE DOIT DEVENIR MUSULMANE ! Ce n’est pas un hasard si la manifestation dont nous parlons se déroule dans la capitale ; ce n’est pas un hasard si le lieu choisi comme point de départ est la Place de la République ; ce n’est pas un hasard si de plus en plus de manifestantes se voilent aux couleurs nationales ; ce n’est pas un hasard si les manifestants disent « être français ».

Mais en rappelant qu’ils sont des musulmans français, ils disent qu’ils sont des musulmans d’abord – et c’est là que le bât blesse, car la France ne reconnaît que des citoyens !

Alors ?

Alors, nous devrions comprendre que, pour patente qu’elle soit, pareille contradiction ne saurait troubler les inconditionnels du voile : à les entendre, nous avons tout faux ! La preuve : si la femme a dû faire face, pendant des siècles, à la domination masculine, c’est l’islam, et lui seul, qui est venu y mettre fin ! C’est donc bien l’islam qui a instauré d’emblée une égalité de fait entre l’homme et la femme ! Partant, c’est notre vision occidentale de l’islam qui dénature la situation de la femme musulmane : c’est nous qui usurpons ou nions ses droits ; c’est nous qui sommes responsables de ce grand bond en arrière que l’islam, dans son essence même, bannit formellement. D’où notre obsession à l’égard de la femme qui porte le hidjab, obsession exacerbée par un Pouvoir machiste, le patriarcat régissant la société française tant sur le plan politique qu’économique. Si, en France, le pouvoir est entre les mains des hommes, c’est parce que l’islam n’y est point religion d’Etat !

On croit rêver, certes, mais on ne rêve pas : le cauchemar se profile au prorata de l’inversion des valeurs sur notre propre sol ! D’aucuns ont appelé cela le « choc des civilisations » !

Maurice Vidal

Publié dans Politique et société

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