Sarkozy et la laicité : les actes contredisent les paroles, trop d’élus se comportent en dhimmis

Publié le par Comité 1905 Draguignan

lundi 5 janvier 2009, par Empédoclatès


Ainsi Nicolas Sarkozy vient-il de nous fournir, du haut de la tribune du parlement européen, un de ces discours dont il a le secret sur l’importance et la primauté de la nation dans l’Europe qui se construit…

Fichtre… Il nous refait le coup du discours électoral de Rouen, le 24/04/2007, où la plume « gainoénne » lui avait fait prononcer ces paroles on ne peut plus fortes : « Nous sommes les héritiers de tous ceux qui dans l’histoire ont porté haut les idées de Nation et de République…. » ou encore : « Le retour de la Nation que l’on voit partout…c’est un besoin d’identité et un besoin de politique… » ou, mieux encore, : « On affaiblit la République quand on la livre aux corporatismes et aux clientélismes, quand on l’abandonne aux communautarismes. »

 

Et d’insister, le 31 décembre dernier, dans ses vœux officiels, sur le nécessaire respect de la laïcité présentée comme une valeur fondamentale de la nation française.

Qui ne souscrirait, ici, à ces phrases auxquelles nous essayons, à travers notre médium, de donner un contenu réel et qui pourraient nourrir notre analyse et guider notre action ?

L’ennui, c’est que celui qui les a prononcées, lui, en viole constamment la signification et conduit un politique, adopte un comportement, qui les contredisent en permanence.

N’est ce pas ce qui ressort de ce message adressé aux « chers compatriotes musulmans » (curieux, ce distinguo pour un chef d’Etat d’une République laïque, une et indivisible) de Seine St Denis où l’on trouve cette phrase ahurissante : « C’est avec beaucoup d’émotion que je m’adresse à vous à l’occasion de la célébration de l’Aid El Adha, fête d’entraide et de solidarité au cours de laquelle chacun d’entre vous accomplit un acte de volonté divine et perpétue la tradition du père des religions monothéistes, je veux dire Abraham." Sans oublier cette autre partie du message où il se réjouit du nombre de constructions de mosquées et d’ouvertures de commerces spécifiques, et où il précise que « La France » (quelle France ?) fera tout pour que se développe la religion islamique !( http://www.oumma.com/Nicolas-Sarkozy-envoie-un-message ).

Si ce n’est pas un acte de violation de la laïcité et de la loi de 1905, qu’est ce que c’est ?

Si ce n’est pas une initiative propice à l’émergence d’un communautarisme où les critères de différenciation tuent l’unité de la Nation en particularisant les droits et en enfermant chacun dans sa communauté (ethnique, religieuse, sexuelle : tout est possible…), qu’est ce que c’est ?

On comprend d’ailleurs que le chef de l’Etat imagine ainsi favoriser les flux migratoires dont le système économique qu’il représente a besoin sur place pour les activités non délocalisables et la désorganisation du marché du travail (dont la pression sur les salaires n’est pas la moindre des conséquences)… tout en utilisant l’influence des imams pour encadrer des populations qui s’entassent en des quartiers spécifiques et surpeuplés que l’immigration de peuplement densifie en permanence. C’est plus aisé que d’y imposer la loi républicaine, d’y combattre l’économie parallèle, d’y organiser la formation et l’emploi, d’y favoriser l’intégration par les moyens que permet le « modèle laïque et républicain français » pour peu qu’on les mette en œuvre et que les intéressés le veuillent.

Une lecture attentive de tous les numéros de « Riposte Laïque » donnera à chacun les multiples exemples concrets à travers lesquels la politique élyséenne détruit, petit à petit, le socle laïque de la République, tout en jurant du contraire…Il n’est d’ailleurs jusqu’à l’utilisation d’un langage biaisé pour conduire cette démarche hypocrite : pourquoi parler de « racisme » quand un cimetière de combattants musulmans est profané (jusqu’à preuve du contraire, une confession religieuse ne détermine pas « une race » si tant est que le concept soit valable) sinon pour donner quitus à ces religieux et responsables islamiques qui veulent empêcher que l’on critique leur religion, présentée comme pure et définitive, au nom de la raison que la laïcité promeut ? Sinon pour donner des gages à ceux qui veulent substituer leur particularisme religieux à la loi générale démocratique et laïque ? Le même objectif pervers est attribué au terme « d’islamophobie » utilisé à tout moment depuis sa création par « le grand démocrate et penseur » Khomeiny contre ceux qui manifestent leur crainte justifiée devant l’expansionnisme islamique.

On reste étonné de tant de complaisance qui fait accepter, dans une société régie par des valeurs et des lois historiquement et culturellement élaborées depuis des siècles, des valeurs et des lois d’un autre âge, comme si les responsables politiques de ce pays, pour des raisons inavouables mais qu’on peut trouver exposées ici, adoptaient un comportement de « dhimmis » alors même que la situation politique, juridique, spirituelle, économique, ne le justifie pas.

Car c’est en soumis et en « dhimmis » que se conduisent tous ces élus qui violent les valeurs et les lois fondamentales de la République qu’ils représentent et sont censés servir, pour ancrer dans l’espace politique et sociétal français une religion totalisatrice qui le nie et n’aurait de cesse de le détruire si elle parvenait à dominer.

Le président de la République, qui donne le « la », n’est pas seul dans cette galère « communautariste »…et il gouverne un bâtiment où rament de multiples élus venus de tous les horizons, chacun essayant d’être plus « dhimmi » que l’autre, sans doute parce qu’il y a des prébendes électorales à espérer pour consolider son carriérisme politique.

Chacun a en mémoire l’exemple de Mme Aubry, devenue première secrétaire du Parti Socialiste, dont la propension au communautarisme islamique et à l’anti-laïcité est connue…Les membres de ce parti, ses sympathisants et électeurs, qui sont souvent des défenseurs actifs de la laïcité et des tenants de cette valeur fondamentale institutionnalisée par la loi de 1905, peuvent-ils accepter les dérives de leur première responsable ?

Peuvent-ils se reconnaître dans ses choix en matière de délitement de l’espace politique et sociétal laïque français, dans ses initiatives d’horaires féminins musulmans dans les piscines de Lille, dans son silence face aux costumes imposés aux femmes, aux menus spéciaux dans les cantines publiques, aux spécificités religieuses que revendiquent les plus prosélytes dans les administrations et les entreprises ?

Peuvent-ils encore accompagner un Gérard Collomb qui, à Lyon, s’est engagé à financer par l’argent public un centre confessionnel « pour faire connaître l’islam » (Le Progrès.fr du 26 / 09 / 08 ) ? Peuvent-ils approuver un Laurent Cathala qui, à Créteil, engage 1 million d’euros publics pour la construction d’une « grande mosquée » (avec commerces et centre social) dont il a « accompagné la construction » (Le Parisien.fr du 02 / 12 / 08) ? Peuvent-ils suivre un Jacques Salvator, maire d’Aubervilliers, qui se démène (et sans doute va-t-il ouvrir la ressource municipale…) pour faire sauver par l’Education Nationale, un collège-lycée musulman en faillite (http://www.saphirnews.com/Aubervilliers-Reussite,-une-ecole-musulmane-en-faillite_a9575.html) ?

C’est par dizaines que l’on pourrait donner des exemples du comportement de « dhimmis » adopté par ces maires et députés venus de tous les horizons politiques (et c’est encore plus scandaleux quand ils prétendent incarner « des valeurs de gauche »…) dont le plus pressé semble être d’imposer dans notre espace public une religion qui, en dominant cet espace public, y fera place pour toutes les autres religions. Comme si ce qui sous-tendait une telle volonté était le retour des religions dans l’espace politique et sociétal à la faveur de la construction politique de l’Europe dont les caractéristiques anglo-saxonnes ne sont plus à démontrer.

Electoralisme… Carriérisme… Construction politique de l’Europe… Retour (pour la France) des religions dans et sur l’espace public… Utilisation de la religion pour déstructurer l’unité de la Nation et communautariser la société, pour encadrer les populations venues du Maghreb et de l’Afrique subsaharienne …. Tout cela est lisible dans la pratique quotidienne de ces élus qui ne sont vraiment plus de la « République » une, indivisible et laïque.

Mais les citoyens, les électeurs, tous ceux qui ont en eux la défense de la laïcité et qui savent que l’unité laïque la République est aussi importante (sinon plus) que la hausse du pouvoir d’achat, quelle que soit leur sensibilité politique, vont-ils encore se laisser berner par les affirmations hypocrites de ceux qui, à droite, à gauche, au centre, (les extrêmes, eux, n’ont jamais été de vrais défenseurs de la laïcité), jurent, la main sur le cœur, leur attachement à la laïcité tout en la détruisant par leurs pratiques quotidiennes ? Ne vont-ils pas, enfin, mettre au cœur de leur motivation électorale le respect de la loi de 1905 et le refus de toute forme de communautarisme ?

Face aux soumis et aux « dhimmis » de la « caste politique et politicienne », c’est à eux de faire entendre la voix de la liberté, de l’unité de la République, de la laïcité pleine et entière.

Empédoclatès « du bon usage de la raison »

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