Ramadan business

Publié le par Comité 1905 Draguignan

mardi 23 septembre 2008, par Empédoclatès


Nous savons depuis – au moins- un article du quotidien « La Provence » paru le 19 / 09 / 07 présentant une étude faite par les urgentistes de l’hôpital de la Conception, à Marseille – que le jeûne du ramadan, s’il est censé purifier les corps, les altère surtout profondément, ces éminents médecins ayant constaté durant cette période un accroissement sensible des pathologies liés à cette pratique (diabète, coliques, troubles digestifs, maux de tête, affaiblissement général).

Cette confirmation d’une étude plus ancienne faite par les médecins d’un hôpital de Tunis met l’accent sur les difficultés et les dangers encourus sur le lieu de travail, sur la route, ou dans toute autre activité, par ceux qui croient que se priver de manger entre le lever et le coucher du soleil en certaine période annuelle suffit à montrer son sens du partage, de l’ouverture, du dialogue.

 

L’Histoire a, sur ce point, tranché et l’actualité la vérifie quotidiennement…Quant au rapport à la nourriture en période de ramadan, il est tellement aberrant et contre-nature que la tradition prévoit maintes dérogations énumérées dans un article de « La Provence » du 2 / 09 / 08 par le nouveau président du Conseil Français du Culte Musulman à propos des adaptations à la règle que devraient faire les joueurs musulmans de l’OM confrontés à cette pratique en pleine période de forte activité professionnelle…Dérogations de toutes sortes , d’ailleurs, qu’observent – de manière souvent cachée, sécurité oblige- de très nombreux travailleurs musulmans, conscients qu’ils sont que ce qui pouvait convenir aux tribus errant dans le désert il y a quatorze siècles est obsolète dans notre société organisée autour de la production de richesses pour le bien vivre « ici et maintenant ».

Le ramadan, ou comment ne pas le faire sans vexer les censeurs obtus qui règnent dans les quartiers et les imams importés du Maroc et d’Algérie tout exprès ( « La Croix » du 1 /09 /08), voilà une course d’obstacles à laquelle s’astreignent nombre d’hommes et de femmes enfermés dans une culture qui a tendance à aliéner leur liberté et leur libre-arbitre…

Mais ce que l’on sait moins, c’est que cette période annuelle est propice à un « business » particulièrement florissant que le nouveau président du CFCM (vauclusien en attente de naturalisation, professeur de mathématiques et choisi après une discussion serrée entre « Rabat » et « Alger » - « Le Figaro » en ligne du 07/ 06/08 ) évacue pudiquement et qui prend deux formes distinctes.

Tout d’abord, il ne faut pas croire que les musulmans qui jeûnent pour se purifier ne mangent pas…Que nenni ! Dès le soleil couché, le mois « solaire » nourri de spiritualité se transforme en mois « lunaire » nourri de pâtisseries, grillades et autres nourritures dont le fumet allèche les enseignes de la grande distribution, toujours prêtes à jouer sur tous les ressorts de la consommation pour faire fructifier leurs capitaux et à prévoir des rayonnages spécifiques. Mais elles ne sont pas les seules : « La Provence » nous a gratifiés (les 01 et 04/09/08) de deux reportages consacrés au faste commercial des entreprises et boutiques de fabrication des pâtisseries orientales qui tournent à plein « régime » pour alimenter leur clientèle, les grandes surfaces et les restaurants, et dont le chiffre d’affaires double en cette période… « France-Info » avait fait de même avec un reportage à « Barbès », le 01 / 09 /08, où l’on apprenait que la vente de viande (hallal, bien sûr : il faut bien verser la taxe à la mosquée) doublait quasiment.

A lire ces écrits, à entendre ces reportages, on comprend mieux que la purification « à la lumière solaire » soit nécessaire et doive être intense, le trop-plein de nourriture nocturne ne pouvant qu’encombrer le bon déroulement des fonctions biologiques…D’autant qu’à cette profusion de nourriture s’ajoute l’éclatement de la fête. A Paris -Bercy, par exemple, grâce à l’argent public mis à disposition des organisations musulmanes par un maire généreux, le 13 septembre dernier, il y a eu « la nuit du ramadan » pendant laquelle la ville proposait un plateau d’artistes et maints plateaux de pâtisseries à ceux qui étaient allés retirer les invitations gratuites à l’Hôtel de ville. Mais « la fête » est aussi permanente dans les autres villes, dans les quartiers, rendant irrépressible le logique assoupissement de la journée.

Pourtant, le véritable « business » lié au ramadan n’est pas le business commercial qui voit des « hommes d’affaires » et des structures commerciales s’enrichir en profitant des besoins excessifs créés par la consommation décalée de ceux qui sont leurs clients : c’est purement du « capitalisme » marchand, et bien dans l’air du temps…comme la « dîme » payée à la mosquée d’ailleurs. Non, il y a un « business » plus pernicieux et bien plus dangereux tout autour de cette pratique parce qu’il cultive la forme extrême du communautarisme religieux, c’est le « business électoral ».

Car la tombée de chaque nuit, durant tout le mois, est propice à l’envol des politiciens de tous bords en quête de futurs suffrages susceptibles de les maintenir dans le confort d’une situation personnelle valorisante, socialement et financièrement. A Paris, leur champ d’action est la grande mosquée où, chacun à son tour et dans un ballet bien réglé, ils viennent « rompre le jeûne quotidien » avec les « hautes instances musulmanes » auxquelles ils apportent leur soumission et leur soutien, par le biais de la ressource publique qu’ils sont censés gérer.

Il y a eu Mme Pécresse (une nouvelle venue qui prépare son avenir), puis Mme Alliot-Marie, une habituée, venant une nouvelle fois apporter l’aide et l’argent de l’Etat au fonctionnement de la religion musulmane et à sa mise en place dans l’espace national (AFP du 16/09/08 ). Il va y avoir le maire de Paris, encore plus frétillant cette année qu’en 2007, à cause (sans doute) de ses visées nationales …La liste serait trop longue si on y ajoutait tous ceux qui, en province, à droite et à gauche, agissent de même, avides de flatter un électorat qu’ils méprisent de fait (ne le considèrent-ils pas comme de type « communautaire » ?), si on y inscrivait ceux qui font assaut de flagornerie envers les « fidèles musulmans » à l’instar de ce conseiller général communiste de Noisy-le-Sec « bénissant le nom d’Allah de la gloire immortelle de son mandat électoral » dans une missive de soutien aux adeptes du jeûne…

Tous oublient la séparation des églises et de l’Etat, tous violent les principes constitutifs de la loi de 1905, tous s’assoient sur le premier article d’une Constitution qu’ils devraient respecter, tous balisent le terrain du retour des religions dans l’espace public, tous tracent des voies d’accès au communautarisme religieux…

Tous s’inscrivent dans le droit fil de la « laïcité positive » made in Sarkozy…

Empédoclatès

« du bon usage de la raison »

Publié dans Politique et société

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