La logique inévitable de la construction de mosquées en France et en Europe

Publié le par Comité 1905 Draguignan

mardi 2 septembre 2008, par Maurice Vidal


Il n’est pas question de mettre en cause le droit des musulmans à disposer d’un lieu de prière digne de ce nom, le droit à pratiquer la religion de son choix étant garanti par la Constitution (article 2) comme par la Déclaration universelle des Droits de l’Homme (article 18).

Pourtant, la logique même de ce droit se révèle préoccupante sur le terrain, parce que le terrain n’est autre que la France et l’Europe glissant ensemble, au nom du droit, dans le giron de l’islam.

Par le nombre de ses fidèles, en effet, la religion musulmane est devenue la seconde religion de France, et le nombre de pratiquants augmente. A terme, la France sera donc la France des mosquées. Or, la France des mosquées ne peut être que musulmane, et la France musulmane ne peut plus être la France.

 

Alors ?

Alors, un peu d’histoire ne sera pas superflu pour saisir ce que cache le « toujours-plus-de-mosquées » en terre non islamique.

Dès la fin du XIXème siècle, des musulmans s’installèrent à Saint-Denis de la Réunion. Ils n’étaient que 130, ce qui ne les empêcha point de se doter très rapidement d’une mosquée, puis d’une madrasa, et enfin d’un cimetière confessionnel, conditions matérielles indispensables à l’idée qu’ils se font d’eux-mêmes et des lieux qui les accueillent – les premiers étant islamiques et les seconds devant le devenir. Conséquence : les musulmans réunionnais actuels sont sûrs de leur force numérique et de leur implantation culturelle au point de s’être offert le luxe d’exiger que la loi sur l’interdiction des signes religieux à l’école fît l’objet d’une application équilibrée et adaptée à leur manière originale de vivre la laïcité – ce qui, en clair, revint à réclamer une dérogation à la loi républicaine au nom de la loi d’Allah !

Mais ce n’est pas tout : lorsqu’encouragés par leur poids démographique, les immigrés musulmans se demandèrent s’il était licite ou non de rester dans un pays comme le nôtre, c’est-à-dire dans un pays infidèle, ils signifièrent leur allégeance à l’islam seul, car le licite ou l’illicite ne l’était pas au regard de la loi française – qui accepte l’étranger en situation régulière – mais bien au regard de la charia. En d’autres termes, les musulmans se sont un jour demandé si leur religion les autorisait à s’installer en pays chrétien.

Or, la réponse fut négative, et l’est toujours, car il suffit de s’installer en pays non musulman pour être frappé d’apostasie, ce qui peut entraîner la peine de mort ! Voilà pourquoi les musulmans arrivant en France dans les années cinquante n’éprouvaient pas le désir de construire des mosquées, et ce d’autant plus qu’ils étaient venus chez nous pour travailler, c’est-à-dire pour gagner quelque argent avant de repartir dans leur pays d’origine. Cependant, depuis que l’immigration de travail s’est muée en immigration de peuplement, les musulmans ont cessé de considérer le pays d’accueil comme une terre éternellement impie, préférant désormais voir en lui une terre islamique future, ou, si l’on préfère, leur prise prochaine de pouvoir.

C’est donc dans un esprit de prospective politico-religieuse que les musulmans de ce début de siècle acceptent de désobéir momentanément à la loi islamique dans la mesure où ils lui obéissent en devenir par l’extension pacifique du « dar el islam » !

Ce besoin d’agrandir la « terre d’Islam » jusqu’à ce que la Terre entière soit d’Islam trouve sa plus nette illustration dans les agissements du Centre islamique culturel d’Italie – qui a choisi la capitale du catholicisme pour inaugurer la plus grande mosquée d’Europe (excusez du peu !). D’après l’analyse d’Alexandre Del Valle telle qu’il nous la présente dans son ouvrage intitulé Le totalitarisme islamiste à l’assaut des démocraties (Editions des Syrtes, 2002, p. 289-290), tout commença en juin 1973, lorsque le roi Fayçal d’Arabie, en visite à Rome, demanda au Président de la République Giovanni Leone la permission d’y bâtir une mosquée. La réponse fut positive, le Vatican lui-même ne faisant aucune objection à cette outrecuidante requête !

La pose de la première pierre eut lieu le 11 décembre 1984. Selon le projet initial, le minaret devait atteindre 80 mètres de hauteur, afin de manifester « la supériorité de l’islam » sur tous les édifices du Vatican. Mais la municipalité de Rome refusa (donnant ainsi, sans le savoir, raison à cet article) ! Les instances musulmanes acceptèrent alors que la nouvelle hauteur fût fixée à 39 mètres. Or, pourquoi 39 mètres ? Pour être à égalité avec la basilique Saint-Pierre de Rome !

Qui ne voit ici, dans cette soif de domination matérialisée par la pierre et le chiffre, la nature à la fois agressive, symbolique et fondatrice d’un tel événement ? Car enfin il y a là l’indéniable volonté d’instaurer la visibilité de la « vraie religion » au cœur même de la chrétienté, et de rappeler à cette dernière que l’islam a pour mission de l’assujettir !

Un hadith de Mahomet déclare, en effet, que « la cité d’Héraclès, c’est-à-dire Constantinople, sera conquise la première ». Pour ceux qui savent lire, ces mots signifient non seulement que Rome sera tôt ou tard islamisée, mais que l’installation de nombreuses communautés musulmanes en Italie comme dans toute l’Europe, jointe à la mosquée romaine, constituent les signes et le point de départ de la « troisième grande phase d’expansion de l’islam », en Occident cette fois, et dès le présent siècle, la première ayant été, au VIIème siècle, celle des Arabes, et la seconde celle des Turcs – dont le couronnement fut la chute de Constantinople en 1453.

Si l’on ajoute à cela le contrôle, par les Frères musulmans, des deux plus puissantes organisations islamiques d’Italie, à savoir l’Union des étudiants musulmans d’Italie (qui est à l’origine d’un important réseau de mosquées à travers la péninsule) et l’Union des communautés et organisations islamiques d’Italie (qui regroupe de multiples centres et associations islamiques), on admettra qu’on ne puisse plus assister à l’érection d’une mosquée sur notre sol sans songer au détournement de sens de nos bien-fondés législatifs, comme le montrent, dans un autre domaine, nos allocations familiales aujourd’hui confrontées aux familles polygames pouvant dépasser 20 enfants ! Autrement dit, la multiplication des mosquées en France comme en Europe ressemble de plus en plus à ce que nous devrions de moins en moins vouloir, si toutefois nous entendons rester ce que nous sommes !

Alors qu’aucun autre édifice religieux ne saurait être associé à la guerre, des musulmans notoires comparent les minarets à des « baïonnettes », les « mosquées » à des « casernes » et les « croyants » à des « soldats » ! Alors qu’aucun édifice religieux ne retentit de propos anti-occidentaux, une centaine de mosquées Tablig – semblables à celle que Jean-Claude Gaudin, sénateur-maire de Marseille, a inaugurée en novembre 2005 – instillent à des adolescents en recherche identitaire que les valeurs occidentales sont impies, avant de les envoyer dans des écoles coraniques étrangères pour en faire des soldats de la guerre sainte !

Et lorsque nos mosquées ne résonnent pas de discours djihadistes, elles enseignent en toute bonne foi que le darwinisme est une « supercherie de Satan », que la lapidation est justifiée non seulement par l’abomination de l’adultère mais aussi parce qu’elle permet à la pécheresse de se présenter, au Jour du Jugement, purifiée de son crime (sic), ou encore que la femme a été créée quelques degrés en dessous de l’homme, autrement dit qu’« incomplète » est sa création et « courbe » sa constitution, car étant d’une côte, la femme est vouée à rester courbe ! Voilà pourquoi – précise l’imam Al-Bukhâri (810-870) – si quelqu’un cherche à redresser une femme, il la casse, mais s’il la laisse, « elle restera toujours ainsi » ! (Al-Anbiyâ’ – Les Prophètes – 1, IV, 161.)

Est-ce bien ce que les Français, petits ou grands, doivent apprendre ?

En fait, quoi qu’on en pense, les mosquées changent la donne : modifiant progressivement notre paysage, elles effacent toujours un peu plus notre passé pour mieux balayer notre âme. Le général De Gaulle en avait eu l’intuition, qui avait cru bon d’abandonner l’Algérie française afin d’éviter, entre autres, que l’Assemblée nationale ne comportât un tiers de députés algériens, et que « Colombey-les-deux-Eglises ne devînt Colombey-les-deux-Mosquées » ! N’avait-il pas déclaré, dès 1961, que « le peuple français est… de culture gréco-latine et de religion chrétienne » ? Ne confiait-il pas à ses proches collaborateurs, le 7 mai 1963, qu’« il y a eu quarante mille immigrants d’Algérie en avril » ? Et le général d’ajouter : « C’est presque égal au nombre de bébés nés en France dans le même mois. J’aimerais qu’il vienne plus de bébés et moins d’immigrés. Point trop n’en faut. Il devient urgent d’y mettre bon ordre » !

Cet immense visionnaire aurait-il parlé pour rien ?

Maurice Vidal

Publié dans Politique et société

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