Les patriotes républicains, meilleurs défenseurs des immigrés contre l’extrême droite !

Publié le par Comité 1905 Draguignan

mardi 17 juin 2008, par Guylain Chevrier


Ceux qui croient rendre service aux immigrés en justifiant qu’à travers des enfants scolarisés, un travail clandestin, ils puissent rester en France en étant régularisés, sont des irresponsables, qui poussent à des déséquilibres suicidaires pour la société française. A suivre le raisonnement de certains, demain la France serait un pays sans frontières, avec les conséquences incalculables que l’on peut imaginer, au nom d’une égalité des droits qui ne tient compte d’aucun principe et surtout pas de la remise en cause, qu’une immigration massive pourrait déclencher, de la liberté de ceux qui accueillent les populations venues d’ailleurs. La question n’est pas d’abord humanitaire pour justifier de supprimer toutes règles en matière d’immigration, mais de savoir si la France va demeurer un pays viable pour que les conditions soient réunies afin que ceux qui y viennent puissent y trouver leur place et non que, par leur nombre exponentiel, les choses deviennent intenables pour tous. Nous sommes d’ors et déjà de ce point de vue, dans certaines régions, arrivés à un seuil des plus inquiétants.

Ceux qui disent défendre les immigrés participent de casser la défense des droits de tous

L’immigré est présenté comme le héros moderne, porteur d’émancipation, mais qu’en est-il en général ? En réalité, l’immigré ne respecte, bien malgré lui, mais c’est ainsi, aucune des règles élémentaires qui garantissent la cohérence de la nation, les valeurs de notre république, il ignore les notions de code du travail, le sens même des libertés qui sont les notre, sans parler de la laïcité… Ces libertés telles que nous les avons acquises au cours d’un long processus de luttes ne s’acquiert pas spontanément, bien au contraire, d’autant plus chez des populations marqués par des cultures très différentes, telle que l’immigration malienne qui représente 80 % de l’immigration sub-saharienne, chez laquelle domine la polygamie et le mariage forcé, dont on voit en France une recrudescence réelles, telles que les associations qui accueillent les femmes qui veulent se sortir de ce système le manifestent auprès de celles-ci.

Il faut sortir d’un angélisme de l’égalité sans conditions, qui truque les cartes pour nous faire oublier la complexité de ce que représente l’immigration comme grande question de société, qu’on ne saurait traiter sur un versant uniquement humanitaire, mais comme un enjeu général de la nation. Cet angélisme qui intimide les réactions politiques face à ce phénomène sert finalement les intérêts de ceux qui veulent opposer les immigrés à ceux du cru, pour casser tout ce à quoi le peuple de France tient, pour l’avoir conquis de haute lutte. Mais le peuple n’est pas en mesure de le défendre comme il se devrait, face à la confusion entretenue par trop d’organisations sur le sens de ce qui est en jeu, la lutte contre le capitalisme parasité par cet humanisme bon teint qui ne voit pas plus loin que la bonne conscience qu’il défend à peu de frais, donnant l’absolution à ceux qui vivent du système tout en leur ayant ainsi trouvés leurs pauvres.

La seule lutte efficace contre le racisme passe par plus d’intégration et moins d’immigration

Lutter contre la venue d’immigrés clandestins destinés à être surexploités, et y compris une fois régularisés le sont encore sous la pression de ce qu’ils doivent envoyer au pays pour être prêt à accepter n’importe quoi du point de vue de leurs conditions de travail, n’est une solution ni pour ces travailleurs ni pour ceux qui vivent déjà en France. Il faut un discours politique courageux en la matière, qui rejette l’instrumentalisation qu’entend faire de l’immigration la droite et la gauche socialiste libérale, ainsi que l’usage qui en est fait par une gauche pseudo-révolutionnaire ayant perdue tout sens d’une analyse cohérente des enjeux de société et de l’intérêt du peuple, à des fins de bonne conscience humanitaire. D’autant qu’ils se retrouvent ensemble contre la nation et la république, à travers une volonté convergente de lever, peu ou prou, toutes règles relatives à la question du travail concernant la main d’œuvre étrangère.

On voit ici encore comment le gauchisme, par son aveuglement et son manque d’analyse, flatte les choses uniquement par un côté affectif à courte vue et rejoint le capitalisme, mais pire, nourrit l’exaspération et contribue au risque d’un rejet massif des immigrés, voire d’une nouvelle vague de racisme sur laquelle une extrême-droite relookée pourrait surfer et prendre la politique en otage. La seule lutte efficace contre le racisme passe par moins d’immigration et plus d’intégration et donc par le refus de toute régularisation massive ou totale des sans-papiers.

La France est un pays fraternel mais où l’égalité n’est pas sans devoirs ni règles

Depuis le test grandeur nature des présidentielles de 2002 où les Français ont rejeté à plus de 80 % le Front National, il faut prendre la mesure de la chance que nous avons dans notre pays, contrairement à un certain nombre de voix qui désignent le Français comme un raciste, particulièrement l’homme du peuple, de prendre la mesure des valeurs qui y furent défendues : liberté, égalité et fraternité. Il ne peut il y avoir de fraternité avec des immigrés venant en France en dehors de toutes règles sous le prétexte de l’égalité des droits, pour être utilisés par les patrons et les spéculateurs pour casser les lois qui protègent les travailleurs en France, pour casser le modèle social français en l’étouffant à trop lui demander d’assumer à devoir accueillir toute la misère du monde. On en oublierait d’ailleurs, que l’égalité des droits a pour pendant des devoirs communs dont il faut avoir un minimum conscience pour défendre celle-ci.

Il ne peut il y avoir de liberté pour ceux qui viennent en France sans que soient réunies les conditions d’une intégration réussie, qui ne peut se faire, si l’apport de l’immigration n’est pas maîtrisé, pensé, équilibré. Pas plus pour ceux qui les accueillent, il ne peut il y avoir de liberté, face à une immigration en trop grand nombre et donc incapable par là-même de s’intégrer, développant de façon dangereuse un communautarisme déjà en marche, car ce serait aller contre la laïcité qui cimente notre cohésion nationale, notre démocratie républicaine. Ne pas être vigilant ici, ce serait aller dans le sens d’un libéralisme qui rêve d’une Révolution française à l’envers.

Les meilleurs défenseurs des immigrés contre l’extrême-droite sont les nouveaux patriotes républicains de notre temps

Par delà les clivages politiques traditionnels, il est des patriotes républicains de tous horizons qui ont conscience de cet état de fait et qui entendent en défendant la France, la nation et le peuple, défendre une conception autre de celui qui vient d’ailleurs, qui lui donne une place à même de permettre de l’agréger à nos valeurs, à même de ne pas le livrer au racisme par une politique d’immigration qui ne rime pas avec impossibilité de s’intégrer et par là-même avec communautarisme.

Lorsque la société perd de vue ses grandes références collectives, ses valeurs communes, au nom d’un humanitarisme qui n’a pour argument que la souffrance du monde en oubliant toute analyse globale et toute stratégie, elle est livrée pieds et poings liés à ceux qui entendent interdire tout autre projet, à l’horizon de son histoire, que la domination de quelques-uns, des inégalités et des injustices. Il faut combattre sans concession cette tendance politique qui sape tout combat contre les causes réelles de cette situation en faisant diversion vis-à-vis des vrais enjeux et crée les conditions d’un retour en force de l’extrême-droite.

Un combat d’avant-garde pour une nouvelle conscience révolutionnaire du peuple

Nous avons besoin d’une nouvelle prise de conscience, d’une nouvelle conscience révolutionnaire ayant pour essence l’importance historique de la portée de ce que nous avons à défendre et à faire valoir, d’une forme de société politique en gestation dans ce modèle unique, d’une nation qui est la notre fondée sur une République aux valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, dont la cohérence est la sauvegarde. Oui, la France est le ferment d’un monde nouveau à travers ce qu’avance sa République laïque et sociale, malgré les revers de l’histoire et la conjoncture négative actuelle, c’est cela que l’Europe intégrée entend détruire, c’est cette France là parce qu’elle fait obstacle, par les références de progrès qui sont encore les siennes que l’on doit au courage de notre peuple, à la mondialisation.

Nous devrions tous en être fiers au lieu de l’accabler, de l’esclavage qu’elle a aboli au colonialisme avec lequel elle a su rompre, sachant dépasser ses contradictions en reconnaissant à tous les peuples le droit à disposer d’eux-mêmes et à tous les hommes une égalité de principe. On ne saurait lui attribuer ce dont elle n’est pas responsable et qui revient au système économique qui domine depuis plusieurs siècles et qui lui a imposé un rôle, en l’utilisant comme justification parfois de crimes contre des peuples, à l’opposé du sens de ses valeurs. Il faut arrêter de tout laisser confondre et extraire de la gangue mystique de l’amalgame humanitariste, entretenue par une gauche communiste et trotskiste, notre « res publica », en redonnant ainsi au peuple l’initiative qu’il doit avoir sur la société, après avoir été identifié aux pires avatars de l’histoire et méprisé. Il faut rendre ici au peuple la confiance dans sa souveraineté, dans sa capacité à agir, à être agent de l’hsitoire.

Immigrés-Français même combat : vive la France laïque et républicaine !

Une pensée politique nouvelle doit voir le jour qui unisse immigrés et Français dans un même combat, celui de la défense d’une France laïque et républicaine prometteuse, parce qu’elle élève la cohérence de ses valeurs à la hauteur des possibilités de l’homme sans se brader à la conjoncture. Il en va sans doute de la capacité à créer un nouvel espace politique qui ne peut avoir d’avenir, sans avoir préalablement défini son projet dans le prolongement d’un modèle démocratique et républicain français qui est une chance pour nous même et pour le monde. C’est tout le combat d’avant-garde des nouveaux patriotes laïques et républicains qui est devant nous.

Guylain Chevrier

Historien

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