Scientologie, Jehovah et Islam

Publié le par Comité 1905 Draguignan

mercredi 12 mars 2008, par Maurice Vidal


Chère Chantal Crabère, il est faux de dire - même en allant au fond des choses - que l’église de Scientologie et les Témoins de Jéhovah ne sont pas plus dangereux que l’islam. C’est le contraire qui est vrai : faute d’obéir à Dieu, la scientologie n’obéit qu’à son inventeur, Ron Hubbard, piètre écrivain de science-fiction qui rêvait de créer une religion, car "c’est là où se trouve l’argent » !

Quant au Dieu des Témoins de Jéhovah, il est rigoureusement non-violent, puisqu’il fait sienne la parole de Jésus demandant à Pierre de remettre l’épée au fourreau à l’instant même où Pierre se portait, par la violence, au secours de son maître dont il voulait empêcher l’arrestation. L’islam, au contraire, obéit à Dieu, dont les ordres peuvent être violents.

Or, ces ordres sont planétaires : les différents courants de l’islam viendraient-ils à se rejoindre sous la pression des événements internationaux que nous comprendrions mieux la signification de cette évidence. Et quand bien même l’islam ne serait pas porteur d’une telle menace, il n’en demeurerait pas moins ce qu’il est aujourd’hui pour les pays non musulmans, puisqu’il exige que ces derniers deviennent ce qu’il est. Un tel islam a beau se dire « politique » « progressiste », « moderniste », « libérateur », ou encore « de justice et de paix », il est fondamentaliste dès lors qu’il revendique des droits exclusivement « islamiques » !

Lorsque l’islam se dit politique, il demeure donc une religion politique, c’est-à-dire une politique religieuse, le terme « islam » signifiant « soumission inconditionnelle à Dieu ». Or, si la Charia contrôle la politique en la soumettant au code coranique, comment parler de politique ? Si elle régente les débats, comment parler de débats ? Savons-nous au moins ce que serait le gouvernement de la cité selon la Charia ? Les décapitations au sabre en Arabie Saoudite, les crucifixions au Soudan, les pendaisons en Egypte, en Jordanie, en Mauritanie…, les amputations publiques au Nigeria, au Yémen, en Irak…, les lapidations au Pakistan, en Iran, en Afghanistan…, les « crimes d’honneur » au Bangladesh, en Palestine, au Liban, en Turquie, en Ouganda, au Maroc…, sans parler des flagellations pratiquées couramment dans tous les pays où règne la Loi d’Allah ne nous sont-ils d’aucune leçon ? Qui peut dire que cette Loi est celle des Scientologues ou des Témoins de Jéhovah ? N’est-elle pas, en revanche, réclamée par tous les islamistes de la planète ? Le Britannique Anjem Choudary, chef du groupe radical Al-Mouhajiroune, plaisante-t-il lorsqu’il prône la création d’Etats musulmans partout dans le monde, et surtout en Europe ?

La tentation fondamentaliste qui gagne peu à peu les musulmans de France ne nous fait-elle point vivre « au risque de l’islam », comme le montrent Jeanne-Hélène Kaltenbach et Michèle Tribalat dans leur ouvrage La République et l’Islam, publié en 2002 ? Comment donc ne pas dénoncer l’attitude qui consiste à mettre sur le même plan toutes les religions ? De même que toutes les politiques ne sont pas égales, de même toutes les religions ne se valent pas. La preuve en est que les islamistes sont les premiers à refuser l’idée selon laquelle leur religion serait une religion "comme une autre". Leur religion est "la" religion, car il n’y a qu’un seul Dieu et qu’une seule Vérité. Il semble que nous n’ayons toujours pas compris cela, pas plus que nous avons compris qu’il ne suffit pas de dénoncer l’islam dans ses valeurs rétrogrades pour être raciste. De vous à moi : depuis quand une religion serait-elle une race ?

Maurice Vidal

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