Mémoire de la Shoah : malgré les critiques, l'Elysée veut mener le projet "sans fléchir"

Publié le par Comité 1905 Draguignan

Malgré les critiques de la part d'historiens, de politiques ou d'associations, l'Elysée entend mener à bien son projet  de parrainage d'enfants juifs déportés par des élèves de CM2. Dans un entretien au Journal du Dimanche, paru le 17 février, la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, Emmanuelle Mignon se dit déterminée à le mener "sans fléchir".
Conseillère du président sur ce dossier, Mme Mignon estime que"enseigner la Shoah, c'est combattre toutes les formes de racisme". "Les discriminations dont sont victimes aujourd'hui les personnes issues de l'immigration ont la même origine que les crimes dont les juifs ont été victimes : la bête immonde du racisme", dit-elle. "Le président de la République a la volonté très nette de ne pas céder sur cet enseignement", assure cette très proche du chef de l'Etat, qui ne s'exprime que rarement.

 

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"IL NE S'AGIT NI DE TRAUMATISER, NI DE CULPABILISER"

La directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy souhaite ainsi "empêcher les amalgames entre la Shoah et d'autres drames". "Personne ne conteste" qu'il existe d'autres drames "mais ce sont des drames politiques. Les enfants palestiniens, vietnamiens, d'autres encore ont été victimes de conflits politiques, qui doivent et qui sont enseignés, mais avec la Shoah, les enfants ont été victimes du racisme. En enseignant la mémoire de ce génocide, on prémunit toute la société contre ce fléau", estime-t-elle.

Interrogée sur les critiques émises par Simone Veil, Mme Mignon répond : "On va travailler avec la communauté éducative et avec tous ceux qui s'investissent dans la mémoire de ces sujets, pour voir la meilleure manière de faire (...) Il ne s'agit ni de traumatiser, ni de culpabiliser les enfants, mais il ne faut pas non plus les infantiliser en permanence", ajoute-t-elle. "Il a été suggéré que la mémoire d'un enfant victime de la Shoah puisse être confiée à une classe entière. Nous sommes tout à fait ouverts à ce genre de propositions", affirme-t-elle également.

Publié dans Politique et société

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