Instituteurs et prêtres : non au mélange des genres ! par le SNUipp - FSU

Publié le par Comité 1905 Draguignan

 


Dans son discours prononcé au Latran, le Président de la République Française a cru bon d’affirmer que « dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur même s’il est important qu’il s’en rapproche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance,… » !

Cette affirmation est surprenante et choquante. Elle est source de confusion et risque de remettre en cause, si elle était confirmée, la conception de la laïcité telle qu’elle s’est construite en France depuis les combats laïques et l’adoption de la loi de 1905 de Séparation de l'Etat et des églises. Ne mélangeons pas la sphère publique et celle privé!

 

Les programmes d’enseignement de l’école publique intègrent l’acquisition des connaissances, la transmission des valeurs républicaines et démocratiques de vivre ensemble et l’apprentissage concret de la citoyenneté. Depuis l’adoption des lois Ferry sur l’école publique, laïque et obligatoire, les enseignants des écoles, quelles que soient leurs convictions personnelles s’y emploient. C’est une garantie pour le respect de la liberté de conscience des enfants et des familles. Mêler et, de plus hiérarchiser dans l’acte éducatif, comme le fait le président de la République, l’instituteur et le prêtre, le pasteur et l’imam constitue une véritable provocation vis-à-vis de l’école publique et de ses personnels qui transmettent le respect des valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, de laïcité et de solidarité mais aussi pour tous les citoyens de notre pays.

 

Le SNUipp-FSU Section locale de Draguignan rappelle son attachement à la laïcité de l’école. Cela doit se traduire par le devoir de scolariser tous les enfants présents sur notre territoire et le soutien aux équipes éducatives qui, au quotidien, construisent l’intégration de tous les jeunes. Quelles que soient la situation de leurs parents, leurs origines, leurs opinions philosophiques ou religieuses. Alors en avant pour une politique de civilisation!

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