FÊTE DE LA LAÏCITE, le 1er décembre 2007 à Lorgues Salle F. Mitterrand:

Publié le par Comité 1905 Draguignan

Le COMITE 1905 de Draguignan présente le 1er décembre 2007 à Lorgues Salle F. Mitterrand,  LA FÊTE DE LA LAÏCITE:
 
à 14h 30 une conférence :
«  La théorie scientifique de l’évolution face au renouveau du créationnisme. Menaces pour la laïcité ? » par Roland BIACHE de Solidarité Laïque.
 
 
à 17h 30 représentation théâtrale :« Le destin du Chevalier de la Barre », (actualité du problème du droit au blasphème), par la troupe de Jean PIRIOU.
Participation aux frais : 15€, Scolaires, étudiants, chômeurs :10 €
 
Renseignements et réservations :
Patrice Decorte : 06 22 08 79 29   patricedecorte@aol.com

Le « COMITE 1905 »
déclare solennellement :
 
Ø      la loi de séparation de 1905 est un acquis essentiel de la démocratie. La séparation juridique de la puissance publique d'avec toute église et tout groupe de pression, qu'il soit religieux, idéologique, économique, médiatique ou commercial, est la garantie pour sauvegarder notre démocratie.
Ø      la remise en cause de la laïcité sous quelque forme que se soit est inacceptable : elle est le cadre politique qui fonde notre République et permet la concorde entre les citoyens.
Ø       la loi de 1905 doit être appliquée totalement et sur tout le territoire.
Ø     Seule la laïcité peut s’opposer efficacement à la montée des communautarismes et des intégrismes,
        que des qualificatifs tels que « ouverte », « moderne » ou « apaisée, dénaturent et affaiblissent le contenu même de la laïcité, ouvrant la porte à toutes les dérives communautaristes et sectaires :
 
la République doit rester
« une et indivisible ».
 
Considèrent qu’une réponse claire et ferme est indispensable pour s’opposer à ceux dont le seul credo est de dénoncer la loi de 1905 qu’ils prétendent dépassée ou « obsolète » dans le but de revenir au régime du Concordat, pour l’élargir à l’ensemble du territoire de la République et financer ainsi tous les cultes avec les fonds publics.
 
 


« 
Le destin du Chevalier de la Barre »
 
Le Chevalier de La Barre est cet homme qui eut la tête tranchée pour ne pas s’être décoiffé au passage d’une procession religieuse. Son corps fut ensuite jeté aux flammes ainsi que le « Dictionnaire philosophique » de Voltaire qu’on avait trouvé dans sa bibliothèque.
 
Cela se passait à Abbeville en 1765, 25 ans avant la Révolution…en plein « Siècle des Lumières ».
 
Le procès et l’exécution du Chevalier de La Barre, sont le symbole de l’intolérance religieuse qui sévissait en France à cette époque, depuis la révocation de l’Edit de Nantes par Louis XIV en 1685.
 
Ce procès témoigne de l’emprise de la religion sur les consciences et de l’irresponsabilité des juges, soucieux avant tout « que passe la justice du roi ».
 
Le spectacle « Le destin du Chevalier de La Barre » redonne vie au Chevalier et à son entourage : ses voisins, ses amis, sa famille et surtout sa cousine, l’Abbesse de Willancourt, qui l’avait recueilli sur son domaine - le Chevalier était orphelin - et qui le défendra jusqu’au bout, montrant un visage remarquable de femme libre défiant les autorités.
 
Le spectacle est donc celui de ce combat, en même temps que le Chevalier va accomplir en prison un parcours initiatique étonnant qui va le réinsérer dans la vie au moment même où il devra affronter la mort. Tout ceci sur fond de conspiration autour de sa personne : il était la victime idéale, libertin chargé des péchés des Lumières, nobliau jeté en pâture au peuple.
Mais le spectacle n’est pas seulement cette reconstitution à la fois scrupuleuse et romancée qui donne un rythme haletant au récit. C’est aussi, en marge, l’occasion d’une réflexion vagabonde et légère sur certaines interrogations d’aujourd’hui : évidemment sur le délit de blasphème, mais aussi sur la religion, la politique, la foi, la laïcité…
 
Le montage du spectacle se prête à ces allers et retours entre l’Histoire et notre société contemporaine.
Car il s’agit sur scène d’une compagnie qui répète des séquences du spectacle et l’on voit donc les comédiens vivre et intervenir avec leur sensibilité d’aujourd’hui. Ce choix contribue à atténuer la tragédie au profit d’une fantaisie distanciée et baroque.
 
Jean PIRIOU.
 
 
 "Certains hommes croient en un dieu. D'autres en plusieurs. D'autres se tiennent pour agnostiques et refusent de se prononcer. D'autres enfin sont athées. Tous ont à vivre ensemble. Et cette vie commune, depuis la première Déclaration des droits de l'homme, doit assurer à tous à la fois la liberté de conscience et l'égalité de droits."
(Henri Pena-Ruiz /Qu'est-ce que la laïcité ? / 2003)
 
 
 
 
Théorie de l’évolution face au créationnisme :
 
Guy Lengagne, membre du Conseil de l’Europe,   a présenté le rapport.
"Dangers du créationnisme dans l’enseignement", quelques extraits :

 « La science est l'ensemble des opérations produisant de la connaissance objective. Une affirmation sur le monde ne peut être qualifiée d'objective que si elle a été vérifiée par un observateur indépendant. Cette vérification dépend de trois facteurs : le scepticisme, la rationalité et la logique, et enfin le matérialisme méthodologique.
Ces différents piliers assurent l'objectivité d'un résultat scientifique. Les recherches scientifiques en matière d'évolution n'ont pas fait exception.
Incontestablement, l'évolution est une véritable science. A l'heure actuelle, les scientifiques de toutes nations et toutes religions s'accordent ainsi sur la réalité de l'évolution. Ils ne cherchent plus à savoir « si » l'évolution a bien eu lieu, mais « comment » elle a eu lieu. Des interrogations demeurent au sein du milieu scientifique quant à la compréhension de l'ensemble des processus qui concourent à l'évolution, et cela consiste notamment à déceler les mécanismes qui ont présidé
à la structuration actuelle de la biodiversité. Mais, faut-il le rappeler, aucune science n'est achevée et régulièrement denouvelles découvertes permettent d'avancer pour comprendre le « comment » des choses.
(…)
L'une des découvertes de l'étude de notre planète, de nombreuse fois confirmée, est la datation des grands évènements qui l'ont marquée :
Le système solaire, donc la terre, s'est formé il y a approximativement 4,6 milliards d'années ; la vie est apparue sur Terre il y a au moins 2,5 milliards d'années (sous forme de bactéries unicellulaires) et,
il y a 200 millions d'années environ, la Pangée a commencé à se fractionner pour former les continents que nous connaissons aujourd'hui ;
L'homo sapiens, c'est-à-dire l'homme est apparu lui, il y a 100 000 à 200 000 ans. »
 
Le créationnisme souhaite balayer l’argumentation scientifique issue des découvertes de Darwin pour expliquer l’histoire à la lumière exclusive des textes religieux et de la Genèse. Les plus durs d’entre eux affirment que le monde a été créé en six jours, et pas une seconde de plus ou de moins, tandis que d’autres acceptent un processus à plus long terme, mais toujours conduit par un "créateur".C’est l’intelligent design, dont les représentants se rencontrent aussi bien dans les milieux chrétiens que musulmans.
Ces thèses créationnistes, sans la moindre base scientifique, ne se limitent pas aux seuls USA. Elles se répandent progressivement en Europe essentiellement en Pologne, Italie, Grande Bretagne, Allemagne…
 
Le rapport de Guy Lengagne,   a été refusé par le Conseil de l’Europe le 26 juin dernier (par 64 voix contre 46), et renvoyé en commission, dans les oubliettes ?
 
 
 
 

Commenter cet article