A propos de la HALDE et le problème posé par les collaboratrices occasionnelles de l’Education Nationale portant le voile LIBRE PENSEE

Publié le par Comité 1905 Draguignan

 

lundi 8 octobre 2007 par libre pensee2 
La Commission Administrative Nationale de la Fédération Nationale de la Libre Pensée, réunie les 6 et 7 Octobre 2007, a examiné la décision de la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre la Discrimination et pour l’Egalité) concernant le cas des accompagnatrices qui portent le voile musulman pour accompagner les élèves en sortie scolaire.

1°) La CAN tient à rappeler que :

  Dans une République, seuls les représentants directs des citoyens, formant l’Assemblée Nationale, ont la légitimité pour légiférer sur les questions dites « de société ».

  La laïcité de l’Etat s’appuie sur une distinction entre la sphère publique et la sphère privée, fondée par la loi de séparation des Eglises et de l’Etat. Le domaine du temporel a été séparé du spirituel par la laïcité institutionnelle (loi du 9 décembre 1905).

  Présidée par l’ancien PDG de Renault, assistée de la très sociale-chrétienne Nicole Notat, adossée à un conseil consultatif où, sous le couvert associatif, les représentants des religions sont largement présents ; la HALDE est une émanation du principe d’Ancien Régime : « le Roi en ses conseils ». Elle est une structure corporatiste fondée sur la « représentation » des communautés.

  la Libre Pensée défend la liberté d’expression, donc la liberté de manifester pacifiquement son attachement à une religion dans l’espace public, pour tous ceux qui ne sont pas des représentants des pouvoirs publics, comme elle défend le droit de tous ceux qui critiquent les religions.

  Nous combattons les religions et leurs politiques obscurantistes, mais nous ne réclamons pas pour cela une répression par l ‘Etat de la liberté d’expression, qui ne ferait, en fait, que renforcer les appareils religieux. Le voile islamique, comme la croix ou la kippa, sont des marques de l’oppression religieuse que nous combattons, comme toutes les offensives obscurantistes qui visent à empêcher les citoyens de s’organiser et de se battre pour l’émancipation de l’humanité

2°) Le problème posé par les collaboratrices occasionnelles de l’Education Nationale portant le voile est directement créé par la politique du Ministère, qui ne donne pas aux écoles publiques les moyens pour encadrer correctement les élèves par des fonctionnaires, et donc pousse les enseignants à faire appel à des parents d’élèves et à des personnes extérieures au service public.

Nous savons que cette politique de privatisation de l’enseignement public est imposée par l’Union Européenne, qui utilise également la notion de « liberté religieuse » pour combattre la laïcité en France. Le futur traité européen donne d’ailleurs des privilèges antidémocratiques aux Eglises pour pérenniser le détournement massif des fonds publics dans toute l’Europe au profit des religions.

La CAN considère en conséquence que la solution à cette question passe par l’encadrement suffisant des élèves dans le cadre des emplois publics.

3°) La CAN rappelle son opposition à toute introduction des signes religieux à l’Ecole publique et demande l’abrogation de la loi Jospin de 1989 (notamment son article 10). Nous demandons le retour à la loi de séparation de 1905 et aux circulaires de Jean Zay de 1937.

Ni croix, ni kippa, ni foulard dans l’Ecole publique !

Adopté à l’unanimité

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